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Auto-entrepreneur et chômage : peut-on cumuler l’ARE avec une activité indépendante ?

Dernière mise à jour : 24 févr.

Être auto-entrepreneur et au chômage, est-ce compatible ? Contrairement à une idée reçue, exercer une activité indépendante ne prive pas automatiquement du droit à l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi). Dans certaines situations, un auto-entrepreneur peut bénéficier du chômage, voire cumuler l’ARE avec les revenus de sa micro-entreprise.


Dans cet article, nous faisons le point sur les conditions d’accès au chômage pour un auto-entrepreneur, les règles du maintien de l’ARE, les modalités de calcul et les alternatives à envisager selon votre profil.


Sommaire :

  • Peut-on cumuler l’ARE avec une activité d’auto-entrepreneur ?

  • Les conditions d’accès au chômage pour les entrepreneurs

  • Comment est calculé le maintien de l’ARE ?

  • Exemple de cumul ARE et micro-entreprise

  • Pendant combien de temps peut-on cumuler chômage et auto-entreprise ?

  • ARE ou ARCE : quelle option choisir quand on crée son activité ?

  • Portage salarial et ARE : une alternative plus sécurisée ?


Peut-on cumuler l’ARE avec une activité d’auto-entrepreneur ?

La réponse est oui, le cumul entre l’ARE et une activité d’auto-entrepreneur est possible. Contrairement à une idée reçue, percevoir l’allocation chômage ne vous interdit pas de poursuivre ou de créer une micro-entreprise. Le dispositif prévoit même un mécanisme de maintien partiel de l’allocation afin de sécuriser le lancement d’une activité indépendante.


Cependant, ce cumul ARE auto-entrepreneur est encadré par des règles précises fixées par France Travail.


Les conditions d’accès au chômage pour les entrepreneurs

Pour bénéficier de l’ARE, un indépendant doit :


Avoir ouvert des droits au chômage

Première condition : vous devez avoir acquis des droits à l’ARE à la suite d’un emploi salarié. En effet, la micro-entreprise en elle-même n’ouvre pas de droits au chômage. En d’autres termes, un indépendant “pur” qui n’a jamais exercé en tant que salarié, n’a pas cotisé au chômage. Il ne peut donc pas prétendre à l’ARE. La seule exception concerne le portage salarial, un statut à mi-chemin entre l’entrepreneuriat et le salariat, qui permet de cotiser à l’assurance chômage tout en développant une activité indépendante.


Maintenir son inscription comme demandeur d’emploi

Pour continuer à percevoir l’ARE, vous devez rester inscrit comme demandeur d’emploi et procéder à votre actualisation mensuelle. Ainsi, chaque mois, vous devez déclarer le chiffre d’affaires réalisé dans le cadre de votre micro-entreprise. Cette déclaration permet de recalculer le montant de l’allocation qui vous est versée. L’ARE n’est pas supprimée automatiquement, elle est ajustée en fonction des revenus que vous avez générés. Ainsi, lorsque votre activité de freelance ne génère pas ou peu de revenus, vous bénéficiez de cette sécurité financière.


Création avant ou après la perte d’emploi : une nuance importante

La situation peut légèrement varier selon le moment où la micro-entreprise a été créée :

  • Avant la perte de l’emploi salarié ;

  • Après l’ouverture des droits au chômage.

Dans les deux cas, le cumul chômage et activité indépendante reste possible, mais les modalités de calcul peuvent différer. Il est donc essentiel de signaler précisément votre situation lors de votre inscription à France Travail.


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Comment est calculé le maintien de l’ARE ?

Le maintien de l’ARE pour les micro-entrepreneurs repose sur un principe simple : l’allocation chômage est ajustée en fonction des revenus générés par votre activité indépendante. Il ne s’agit donc pas d’un cumul intégral, mais d’un cumul partiel.


Attention : ce n’est pas le chiffre d’affaires brut qui est directement pris en compte. Pour calculer le montant de l’ARE versée, France Travail applique d’abord un abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires déclaré. Cet abattement dépend de la nature de l’activité :

  • 71 % pour les activités de vente ;

  • 50 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales ;

  • 34 % pour les professions libérales.


Le revenu retenu correspond donc au chiffre d’affaires après abattement. Une fois ce revenu déterminé, 70 % de son montant est déduit de votre ARE mensuelle. La formule simplifiée est la suivante : ARE versée = ARE mensuelle – 70 % du revenu retenu.


Il existe toutefois une limite importante : le total formé par l’ARE versée et les revenus issus de la micro-entreprise ne peuvent pas dépasser le salaire mensuel brut qui a servi au calcul pour vos droits.


Ce mécanisme permet d’encourager la reprise d’activité tout en maintenant un filet de sécurité financier intéressant. Plus vos revenus de freelance sont faibles, plus le maintien de l’ARE est important, et inversement.


Exemple de cumul ARE et micro-entreprise

Pour mieux comprendre le cumul entre l’ARE et une activité d’indépendant, prenons un exemple concret. Imaginons un demandeur d’emploi qui bénéficie d’une ARE mensuelle de 1 800 €. Il crée une micro-entreprise de conseil, relevant des professions libérales (abattement forfaitaire de 34 %). Il réalise 2 000 € de chiffre d’affaires pendant un mois.


Étape 1 : calcul du revenu retenu

L’abattement applicable étant de 34 %, cela signifie que 66 % du chiffre d’affaires est retenu pour le calcul. Revenu retenu = 2 000 € × 66 % = 1 320 €


Étape 2 : déduction appliquée sur l’ARE

France Travail applique ensuite un taux de 70 % sur ce revenu retenu : 70 % de 1 320 € = 924 €


Étape 3 : montant de l'ARE versé

ARE versée = 1 800 € – 924 € = 876 €


Total perçu sur le mois

  • Revenus d’activité : 2 000 €

  • ARE maintenue : 876 €

  • Total perçu : 2 876 €



Ce mécanisme permet donc de conserver une partie de l’allocation chômage tout en développant votre activité indépendante.


Pendant combien de temps peut-on cumuler chômage et auto-entreprise ?

Le cumul entre l’ARE et une activité d’auto-entrepreneur est possible tant que vous restez inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail et que vous procédez à votre actualisation mensuelle.


La durée pendant laquelle vous pouvez bénéficier de ce cumul correspond à votre période d’indemnisation restante. Celle-ci est déterminée lors de l’ouverture de vos droits, en fonction de votre durée d’affiliation avant la perte d’un emploi salarié et, le cas échéant, de votre âge (en effet, certains paliers ouvrent droit à une indemnisation plus longue).


Il est également important de comprendre que lorsque vous générez du chiffre d’affaires en micro-entreprise, votre allocation est partiellement réduite. Toutefois, les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils sont reportés, ce qui peut prolonger la durée totale de versement de l’ARE. Vous percevez alors une allocation moindre chaque mois, mais sur une période plus longue.


Le portage salarial peut également constituer une alternative intéressante pour ceux qui souhaitent cumuler revenus et ARE. Dans ce cadre, vos revenus issus de votre activité d’indépendant sont pris en compte comme un salaire classique, et le maintien partiel de l’allocation chômage est calculé de la même manière que lors d’une reprise d’emploi salarié. De plus, vous continuez à cotiser à l’assurance chômage, contrairement au micro-entrepreneur, ce qui vous permet d’ouvrir de nouveaux droits. Ce statut offre ainsi une solution plus sécurisée pour exercer une activité indépendante tout en conservant vos droits au chômage.


Le portage salarial vous intéresse ? Faites une simulation de salaire ou contactez-nous pour en savoir plus.


ARE ou ARCE : quelle option choisir quand on crée son activité ?

Lorsque vous créez une activité indépendante, deux dispositifs principaux peuvent vous accompagner financièrement : l’ARE ou l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise). Le choix entre ces deux options dépend de votre situation et de vos besoins.


L’ARE

L’Aide au Retour à l’Emploi consiste à continuer à percevoir votre allocation chômage tout en lançant votre activité. Les avantages principaux sont :

  • Une sécurité financière continue : vous percevez une allocation mensuelle ajustée en fonction de vos revenus d’activité ;

  • La flexibilité : si votre chiffre d’affaires est faible au démarrage, vous continuez à bénéficier d’un filet de sécurité ;

  • La durée : vous pouvez cumuler ARE et revenus jusqu’à épuisement de vos droits, avec une possibilité de prolongation si l’allocation est partiellement réduite.


Cette option est particulièrement adaptée si vous souhaitez tester votre activité en douceur, sans pression immédiate sur vos revenus.


L’ARCE

L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise correspond au versement d’une part de vos droits ARE sous forme de capital, versée en deux fois lors de la création ou la reprise d’une entreprise.

  • Le montant : 60% des droits ARE restants ;

  • Le versement : moitié à la création, moitié six mois plus tard si l’activité est toujours en cours ;

  • L’objectif : donner un coup de pouce financier immédiat pour démarrer votre activité indépendante (investissements, matériel, trésorerie).


L’ARCE peut être intéressante si vous avez besoin d’un capital dès le départ, mais elle supprime le versement mensuel de l’ARE. Vous n’aurez donc plus de sécurité mensuelle pour vos dépenses courantes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur France Travail


À noter qu’il est possible de commencer par le maintien de l’ARE, puis de demander l’ARCE si vos besoins changent, sous réserve des conditions fixées par France Travail.


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Portage salarial et ARE : une alternative plus sécurisée ?

Le portage salarial constitue une solution particulièrement intéressante pour ceux qui souhaitent exercer une activité indépendante tout en conservant leurs droits au chômage. De plus, contrairement à la micro-entreprise, le porté continue de cotiser à l’assurance chômage, ce qui permet de préserver vos droits existants et d’en acquérir de nouveaux.


Avec le portage salarial :

  • Le cumul chômage et entrepreneuriat est possible ;

  • Les revenus sont considérés comme des salaires : ce qui vous permet de continuer à cotiser pour l’ARE ;

  • La sécurité sociale et la retraite sont préservées : vous continuez à bénéficier de la protection d’un salarié (maladie, retraite, chômage) ;

  • Une gestion administrative simplifiée : l’entreprise de portage s’occupe des déclarations, cotisations et facturations, vous permettant de vous concentrer sur le développement de votre activité.

Si vous optez pour cette solution, choisir une société de portage salarial qui vous correspond, éthique et respectueuse de ses engagements envers ses portés, est un élément déterminant. Mais face à toutes les sociétés existantes aujourd’hui sur le marché, le choix peut être complexe.


Chez WATT Portage, nous accompagnons les consultants pour assurer le bon lancement et le développement de leur activité indépendante. Nos équipes vous guident sur les sujets liés au chômage et à l’accès à l’ARE. De plus, WATT Portage a obtenu le label Zéro frais caché, garantissant une totale transparence sur les commissions et frais. En parallèle, nous sommes aussi membre fondateur du syndicat GASPE, qui atteste de notre sérieux et de notre conformité aux bonnes pratiques du portage salarial.


Ça vous intéresse ? Venez échanger avec nous directement au 04 80 81 98 58 ou par email à l’adresse hello@watt-portage.fr


Conclusion

En conclusion, cumuler l’ARE avec une activité indépendante est tout à fait possible, mais cela nécessite de bien comprendre les règles et les limites en vigueur.


  • La micro-entreprise permet de réaliser une activité indépendante en conservant partiellement vos droits au chômage, mais ne génère pas de nouveaux droits au chômage et impose des règles précises sur le calcul de l’ARE ;

  • Le portage salarial, comme celui proposé par WATT Portage, constitue une solution plus sécurisée, avec le maintien des cotisations, un accompagnement administratif et une transparence totale sur les frais de gestion.


En fonction de votre projet et de vos besoins financiers, prenez le temps de choisir le dispositif qui correspond le mieux à votre situation. Pour toute question ou pour être accompagné dans le lancement de votre activité, nous vous invitons à nous contacter au 04 80 81 98 58 ou par email à l’adresse hello@watt-portage.fr


FAQ

Peut-on toucher le chômage en créant une auto-entreprise ?

Oui, il est possible de continuer à percevoir l’ARE tout en lançant une micro-entreprise. Vous devez avoir au préalable ouvert des droits dans le cadre d’une précédente activité de salarié, être inscrit comme demandeur d’emploi et déclarer chaque mois le chiffre d’affaires généré pour que l’allocation soit ajustée.

Combien peut-on cumuler avec l’ARE ?

Le cumul n’est pas intégral : le montant de l’ARE est réduit en fonction de vos revenus d’auto-entrepreneur après application de l’abattement forfaitaire (71 % pour la vente, 50 % pour les services, 34 % pour les professions libérales), puis 70 % de ce revenu retenu est déduit de l’ARE.

Le cumul est-il plafonné ?

Oui, le total de l’ARE + les revenus de votre activité indépendante ne peut jamais dépasser votre ancien salaire brut. Si vos revenus dépassent ce plafond, l’ARE est réduite pour respecter ce maximum.


L’ARCE est-elle plus avantageuse ?

L’ARCE permet de recevoir 60 % de vos droits ARE restants sous forme de capital, versé en deux fois. Elle est utile si vous avez besoin d’un financement immédiat, mais elle interrompt le versement mensuel de l’ARE, contrairement au maintien partiel de l’allocation.

Le portage salarial permet-il de cotiser au chômage ?

Oui. Contrairement à la micro-entreprise, un consultant en portage salarial continue de cotiser à l’assurance chômage, ce qui permet de maintenir les droits ARE et d’ouvrir de nouveaux droits pour l’avenir.


📌 Sources de cet article





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